L'Endométriose, maladie méconnue : entre rien et tout.
L’endométriose se définit par la présence, hors utérus, de cellules similaires aux cellules utérines : entre quelques cellules inoffensives et des masses de tissus infiltrant les organes «comme une pieuvre dans le ventre» (dixit les patientes), l’endométriose peut passer inaperçue comme être destructrice.

Principaux symptômes

L'Endométriose et ses conséquences
Avec des caractéristiques multiples, la maladie peut rester asymptomatique ou, au contraire, provoquer des douleurs parfois très invalidantes ainsi que des troubles de la fertilité. Ces symptômes peuvent entraîner des conséquences psychologiques et sociales importantes.
La maladie de l’endométriose occasionne de nombreuses consultations et opérations, dont les taux de récidives peuvent être élevés. C’est pour ces raisons que l’endométriose peut entrainer des frais de santé très importants.
L'endométriose est-elle fréquente ?
Cette maladie, encore trop souvent méconnue, est pourtant fréquente : elle toucherait entre 10 et 15 % des femmes.
L’endométriose est à l’origine de 12 à 32 % des douleurs pelviennes nécessitant une intervention par laparoscopie et serait impliquée dans 9 à 50 % des cas d’infertilité. Plusieurs facteurs peuvent favoriser l’apparition de l’endométriose, notamment une grande taille, une corpulence fine ou un IMC bas, l’absence de grossesse, ainsi que des règles fréquentes et prolongées.
À l’inverse, le risque diminue en cas de grossesses multiples, de lactation prolongée ou chez les femmes d’origine noire ou asiatique. Néanmoins, ces facteurs favorisant et défavorisant ne peuvent en aucun cas être pris en compte au sein d’un diagnostic.
Comment se développe
-t-elle?
Malgré les nombreuses hypothèses avancées pour expliquer l’origine de l’endométriose, la théorie la plus ancienne demeure encore aujourd’hui l’une des plus retenues, du moins dans certaines situations.
Cette théorie, appelée « menstruation rétrograde », décrit le phénomène suivant : une partie du sang menstruel, contenant des cellules de l’endomètre — la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus — remonte à travers les trompes de Fallope et se déverse dans la cavité abdominale.
En temps normal, ces cellules sont éliminées naturellement par l’organisme. Toutefois, dans certaines conditions encore mal comprises, elles peuvent persister, s’implanter et se développer, donnant ainsi naissance à des foyers d’endométriose.
Par ailleurs, d’autres hypothèses sont également étudiées. L’une d’elles suggère un rôle possible des polluants environnementaux, notamment certains toxiques capables d’induire des modifications biologiques favorisant l’apparition de la maladie. Des taux élevés de composés tels que les dioxines ou les polychlorobiphényles (PCB) ont notamment été évoqués dans certaines études.